Le Charançon Rouge du Palmier

Originaire des régions tropicales du sud-est asiatique, le rhynchophorus ferruginéus encore appelé charançon rouge du palmier, est un coléoptère qui a été trouvé pour la première fois en Corse en 2006 sur des palmiers importés d’Egypte.

Quelques semaines plus tard, il faisait son apparition dans une pépinière des Alpes-Maritimes. Egalement présent dans le Var (à Hyères) et en Italie (Bordighera), le charançon rouge a été repéré officiellement depuis la fin juillet 2008 sur une zone s’étendant de Cannes à Villeneuve-Loubet.
A l’instar de nombreuses communes de la région PACA, des mesures sont mises en oeuvre localement pour lutter contre ce ravageur des palmiers.

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La détection.
Le charançon rouge s’attaque principalement aux palmiers des Canaries et aux palmiers dattiers.
Sur les dattiers, l’attaque se fait par le bas du tronc, causant la chute des arbres.
Sur ceux des Canaries, les oeufs sont déposés à la base des palmes ou dans les blessures de la tige (stipe).
Les larves se nourrissent des tissus vivants du stipe où elles creusent des galeries et détruisent le système vasculaire de l’arbre. L’attaque du bourgeon terminale entraîne la mort du palmier.
La présence du charançon est très difficile à détecter et nécessite une expertise pointue de chaque palmier.
Lorsque les premiers symptômes très visibles apparaissent, il est trop tard et la mort du palmier est inéluctable ! En l’absence de détection du ravageur sur un sujet atteint, l’arbre présente un risque élevé de chute brutale et peut constituer un danger important pour la population.

Les moyens de lutte.
Avant toute chose, il est nécessaire d’éviter toute circulation de palmiers et d’instaurer une quarantaine stricte des palmiers jusqu’à ce qu’un moyen de lutte soit établi.
Le cycle de vie du charançon rouge se déroulant en totalité dans le stipe du palmier, aucun moyen de lutte curative à l’aide de produits chimiques n’est efficace dans des conditions satisfaisantes pour l’environnement.
L’abattage est le seul moyen de lutte curatif légal existant. Il nécessite la mise en oeuvre d’une procédure très stricte pour éviter l’envol des adultes.
Après la taille des palmes, la tête de l’arbre est traitée par insecticide puis confinée, le stipe est tronçonné puis broyé et incinéré. La plus grande prudence est de rigueur car le charançon rouge est difficile à éliminer (chaque tronçon doit être bâché afin de limiter le départ des adultes ; le palmier doit être détruit par déchiquetage fin ou incinération).
En tant que professionnel ayant suivi les réunions d’information sur ce parasite, nous vous conseillons de ne pas attendre la période estivale pour faire tailler vos palmiers (nous vous en exposerons les raisons) et nous vous expliquerons quel type de taille (si nécessaire) est à effectuer pour limiter le risque d’attaque.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter et en cas de doute sur une éventuelle détection du parasite et/ou des symptômes associés, demandez des conseils avant d’agir, nous vous indiquerons les services officiels à contacter pour un diagnostic précis.

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